Conseil municipal du 05 juin 2026 à Anthy-sur-Léman : compte rendu de la minorité
Compte rendu du conseil municipal du 05 juin 2026 à Anthy-sur-Léman par les élus de la minorité : sénatoriales, procès-verbal, délégations du maire, indemnités, pôle sportif, convention tennis, ressources humaines, fiscalité locale et questions diverses.
Conseil municipal
Vendredi 05 juin 2026 – 19h – Anthy-sur-Léman
La séance du conseil municipal étant publique, le présent document a pour objet d’informer du déroulé des débats et des décisions prises.
Il s’agit d’un compte rendu établi par les élus de la minorité, sur la base de leurs notes, qui n’a pas le caractère de procès-verbal officiel. Le compte-rendu officiel de la collectivité sera présenté au vote du conseil municipal lors de la prochaine séance, conformément aux règles en vigueur.
Notre Synthèse
En résumé, que retenir d’important de cette séance du Conseil municipal du 05/06/2026
- La minorité a dénoncé une nouvelle fois l’incomplétude du procès-verbal du conseil précédent, estimant que plusieurs interventions importantes avaient été omises, notamment sur le pôle sportif, la convention tennis et plusieurs questions diverses.
- La convention de mise à disposition du pôle sportif au tennis-club reste un sujet central, avec des interrogations sur le montage juridique, les garanties financières, le modèle économique, l’entretien du site et le montant réel de l’investissement communal.
- Le débat sur les indemnités de fonction montre un doute juridique persistant sur la base de calcul retenue, malgré les explications fournies par la municipalité et les références à la sous-préfecture.
- Plusieurs échanges ont aussi porté sur la légalité des délégations du maire, les créations de postes, l’organisation du temps méridien, ainsi que la nécessité d’une meilleure formalisation des actes et décisions communales.
- En questions diverses, ont été soulevés l’état du cimetière, les coûts du padel, les espaces verts, les horaires d’ouverture de la mairie, les points d’apport volontaire, la plage, les recours préfectoraux sur le PLUi-HM et l’absence de vote des taux de fiscalité locale avec le budget 2026.
- Cette séance confirme que plusieurs dossiers majeurs pour Anthy-sur-Léman demandent encore des clarifications précises sur le plan juridique, financier et pratique.
| Présents | Isabelle Asni-Duchêne, Isabelle Bole-Feysot, Gérard Tallio, Benoît Pittin, Magali Liotard, Marie-Christine Fert, Pascal Kreder, Christine Jacquier, Joël Gallay, Viviane Detraz, Rémy Viout, Mélanie Ayissi, Bernard Brouze, Michel Paris, Sandrine Ruche, Jennifer Jacquier. |
| Excusés | Gérard Capon (pouvoir à Marie-Christine Fert), Martin Turpin (pouvoir à Isabelle Asni-Duchêne) et Michel Bersier (pouvoir à Rémy Viout). |
| Secrétaire | Christine Jacquier (pour la 1ère partie) et Rémy Viout (pour la 2nde partie) |
Première partie
Élection des délégués de conseils municipaux et de leurs suppléants pour l’élection des Sénateurs
VOTE : Pour (unanimité)
Mme le Maire présente l’objet de cette élection des grands électeurs pour la commune pour aller voter lors des sénatoriales fin septembre 2026. Pour la séance du conseil municipal, Mme le Maire est présidente et désigne Christine Jacquier secrétaire, les membres les plus jeunes Magali Liotard et Mélanie Ayissi assesseurs, les membres les plus âgés Rémy Viout et Gérard Tallio pour le dépouillement.
Mme le Maire indique qu’avec le mode de scrutin et la taille de la commune, nous sommes sur une élection de liste unique avec les titulaires et les suppléants. Suite à la sollicitation de Jennifer Jacquier, elle fait une proposition de liste composée de 5 titulaires et 3 suppléants : Asni Duchêne Isabelle, Viout Rémy, Ruche Sandrine, Kreder Pascal, Jacquier Jennifer (5 titulaires) Pittin Benoit, Detraz Viviane et Tallio Gérard (2 suppléants)
Viviane Detraz arrive avant le vote. Un PV approprié sera établi, la feuille de proclamation sera affichée et transmission à la Préfecture dans les délais.
Deuxième partie
Au début de la séance du conseil, Mme Gamez, nouvelle DGS au 1er juin 2026 présente son rôle au sein de la collectivité. Elle travaille sous l’autorité du maire et en étroite collaboration avec l’ensemble des élus afin d’apporter un appui, assurer la coordination entre les services, l’encadrement des équipes, le suivi des projets, la préparation du budget et les relations avec les partenaires.
Mme le Maire confirme son intégration appréciée pour cette première semaine
1) Approbation du procès-verbal du conseil municipal du 11 mai 2026
VOTE : Pour (unanimité en raison des modifications apportées)
Mme le Maire indique que l’enregistrement de la dernière séance n’a pas fonctionné malheureusement donc le PV a été écrit avec la participation de plusieurs personnes. Pour les prochaines séances du conseil, Mme Gamez enregistrera les séances sur son iphone pour une meilleure retranscription.
Intervention globale de Michel pour le compte de la minorité
Michel PARIS prend note de l’annonce de Mme le Maire mais il confirme qu’il y a de nombreux points à discuter sur lesquels il est nécessaire de procéder à des modifications pour être conforme à ce qui a été dit.
« L’absence systématique des nombreuses remarques ou questions que nous avons formulées en séance du 11 mai 2026 aboutit à rendre invisible les sujets ou problèmes soulevés. Le caractère répété de ces omissions nous oblige à vous produire le texte de nos interventions, que nous vous remettons ce jour sous forme papier et que nous pourrons vous faire suivre par mail afin de faciliter la modification du texte que nous vous demandons d’amender en conséquence.
Nous réitérons donc avec la plus grande insistance notre demande pour que les séances du conseil municipal soient enregistrées avec les moyens techniques adaptés, qui aujourd’hui sont disponibles à faible coût, afin de retranscrire correctement les débats du conseil municipal. »
Voici la liste d’une partie de nos propos non rapportés dans le compte rendu du Conseil municipal du 11 mai 2026 :
• Pages 7 et 8 : aménagement du pôle sportif
Michel PARIS indique qu’il pense que la construction de la convention proposée ne va pas au plan juridique et expose son avis. Il pense qu’il faudrait deux conventions car c’est la commune qui réalise un équipement public et qui confie à une association loi 1901 un équipement qui fait partie du domaine public communal. En contrepartie de cette mise à disposition, le club doit, au titre de l’occupation domaniale, payer une redevance forfaitaire.
Après recherches, il pense qu’on est dans le droit de la domanialité (Code Général des Propriétés Publiques dit CGPP), et sauf erreur dans l’économie générale du projet, il y a :
– Un club dont la vocation traditionnelle est un club de tennis
– La commune qui décide de réaliser un équipement tennis-padel
– La fédération qui décide d’attribuer une subvention ; et pour être certaine que l’affectation de cet équipement public reste dans l’activité du tennis padel, verrouille la subvention qu’elle attribue en indiquant que la contrepartie est un engagement sur 10 ans. Cela constitue l’engagement de la fédération et club de tennis local.
– Et d’un autre côté, il y a la commune qui réalise un équipement public et qui le met à disposition d’une association loi 1901, et en contrepartie de cette mise à disposition, l’association doit respecter un certain nombre d’obligations, notamment en matière de gestion de l’équipement (préservation des lieux, objet social de l’association…) et en contrepartie les clauses financières énoncées c’est-à-dire de reverser un pourcentage des locations par rapport au chiffre d’affaires réalisé.
C’est pour cette raison que Michel PARIS pense que la convention ne convient pas car c’est une convention type et qu’elle n’est pas adaptée à la situation. Il faudrait deux conventions.
Une première convention au terme de laquelle la commune met à disposition du club un équipement et fixe et les conditions de son utilisation, dans un cahier des charges, ainsi que « la rémunération » du service rendu et surtout fixe un cahier des charges, puisqu’il y a des annexes dans la convention type qui ne sont pas communiquées dans le dossier du conseil municipal, pour la gestion du tennis padel.
Compte tenu de l’occupation domaniale, l’association doit payer une redevance et la commune met en place un dispositif pour qu’il y ait un contrôle effectif de la gestion financière. Et par ailleurs, une seconde convention : qui est liée à la demande de la fédération française de tennis qui veut un engagement pérenne, une convention tripartite, pour verrouiller avec la commune l’engagement de l’association à maintenir son activité, en contrepartie de la subvention d’investissement de 100.000€ qui sera versée au club.
Michel PARIS indique qu’il suppose que la commune est assistée juridiquement par quelqu’un pour écrire ce type de document. Sa remarque juridique n’est pas un procès d’intention à l’encontre de l’association, mais il souligne qu’on est là pour penser à des situations où ces mécanismes ne fonctionneraient pas. En matière juridique, il faut toujours penser au pire pour garantir la solidité du montage juridique et financier et pour ne pas se retrouver dans un contentieux à terme car malheureusement c’est ainsi que cela se termine quand les conventions ne sont pas bien rédigées.
Il manque par ailleurs dans le procès-verbal les remarques de Bernard BROUZE sur le contenu de l’avenant n°1 de l’entreprise Martoia. M.Viout n’as pas juste dit que MM. Cluzel et Roguier ont été consultés, il a dit qu’il n’était pas lui-même assez compétent et qu’il leur avait fait confiance, ; il a même répété qu’il fait confiance à la validation donnée par les services techniques, que ce n’est pas son rôle de regarder les détails. IL serait d’ailleurs nécessaire de mentionner les fonctions de MM. Cluzel et Roguier, et pas uniquement leurs noms.
Il manque aussi tout l’échange sur la problématique relevée par Bernard BROUZE sur le risque de l’accès des gens du voyage aux abords du pôle sportif pour lequel rien n’a été prévu hormis un portique (mais ni clôture ni merlons).
• Page 8 : aménagement voirie vers les 5 chemins
Il manque dans le procès-verbal les remarques de Bernard BROUZE qui suggère, faute de pouvoir mettre des bordures délimitant les espaces verts des parkings, (problème financier) de planter des massifs ou arbres pour empêcher le stationnement sauvage.
• Page 10 : local commercial et bail communal Rue des Longettes
Suite aux remarques de Bernard BROUZE sur le bruit, les odeurs, les horaires, les problèmes éventuels avec le voisinage, l’installation de quelques tables à l’extérieur côté parking, Rémy Viout et Mme le Maire ont dit que la fermeture de l’établissement serait entre 18h et 20h, et un peu plus tard le vendredi et le samedi, et que si le commerce devait s’agrandir ce ne pourrait n’être qu’ailleurs. Ils ont indiqué aussi qu’il n’y aurait pas de terrasse, que l’extérieur était un parking et qu’il n’y aurait pas de stockage car les parents du commerçant locataire habitent à proximité et peuvent mettre à sa disposition une surface de stockage, et qu’il doit également réaliser des travaux justement pour faire face à la problématique des odeurs.
• Page 10-11 : convention tennis padel du Pôle sportif (exposé ci-dessus)
Aucune reprise des propos de Michel PARIS sur l’inadaptation de la convention proposée à l’adoption du conseil municipal et de sa demande de différer l’examen du dossier, afin qu’une convention cohérente soit rédigée et qu’elle soit correcte au plan juridique, et que la commune se fasse assister par un conseil juridique pour cela. Mme le Maire se range à cet avis et propose le retrait du projet de convention de l’ordre du jour. Mme le Maire rejoint aussi l’avis de Bernard BROUZE qui considère que les services techniques ne doivent pas entretenir les espaces verts de cet équipement du pôle sportif, et qu’il faut le confier à l’utilisateur donc au club de tennis. Bernard BROUZE a par ailleurs demandé quelles modalités sont envisagées pour permettre aux habitants d’Anthy d’accéder à ces activités (priorité/tarif) et il n’est fait aucune mention du montant total de ce projet qui s’établit à 4.200.000 € plus 300.000 € d’aménagement de voirie, coût global considéré comme exorbitant.
Michel PARIS suggère que le club établisse un document expliquant la politique tarifaire qu’ils envisagent d’appliquer.
• page 12 : dans les questions diverses
Il y avait une demande émise par Jennifer JACQUIER et acceptée par Mme le Maire pour une liste commune pour l’élection des grands délégués.
Bernard BROUZE a ensuite demandé à Mme le Maire d’exposer les raisons pour lesquelles elle n’a pas été candidate au sein du bureau de Thonon Agglo, pour participer à l’exécutif. Mme le Maire a répondu que c’était son choix de ne pas siéger et qu’Anthy serait entendu sans avoir à siéger au bureau.
A la remarque sur le coût du pôle sportif de 4.500.000 €, M.Viout a indiqué que les travaux de sécurisation de voirie (montant 300.000€) ne rentrent pas dans le champ de cette opération.
Concernant les questions de Michel PARIS demandant une explication précise sur les raisons de la condamnation de la commune par la Cour Administrative d’Appel dans le contentieux ouvert par la société CEVEP, Mme le Maire indique que le conseil se réunissant le 5 juin un dossier sera préparé et qu’il y aura une communication dédiée auprès de la population et une autre communication plus détaillée pour le conseil municipal.
Enfin Michel PARIS a demandé pour quelles raisons le conseil municipal n’a pas voté avec le budget 2026 les taux de la fiscalité locale. La réponse de M. VIOUT et de Mme le Maire n’apparaissent pas non plus dans le procès-verbal.
L’incomplétude du procès-verbal aboutit de fait à une censure des interventions de la minorité que nous sommes, minoritaires pour 22 voix faut-il à nouveau le rappeler, et vous ne parviendrez pas à nous rendre invisibles, même si vous en avez la tentation.
La validité de la rédaction du procès-verbal du conseil municipal est une garantie procédurale pour la validité des décisions et des délibérations de l’assemblée communale.
Procéder autrement aboutit à se placer en dehors du contexte juridique de la légalité, au sens du contrôle de la légalité des actes communaux, pilier fondateur de la décentralisation depuis 1983, en France.
Nous réitérons donc avec la plus grande insistance notre demande pour que les séances du conseil municipal soient enregistrées avec les moyens techniques adaptés, qui aujourd’hui sont disponibles à faible coût, afin de retranscrire correctement les débats du conseil municipal.
En complément, Pascal Kreder apporte une réponse à une demande de Sandrine Ruche au sujet des travaux des berges et sur la régularité de l’avenant pour un possible dépassement du montant du marché. Aucune règle de la commande publique n’indique aucune obligation de ne pas dépasser 30% du marché initial. Le montant de l’avenant est valable, il repose sur deux fondements valides.
Mme Ruche précise que sa question était de savoir s’il y avait un lien entre l’avenant avec la première maitrise d’œuvre. Michel PARIS demande s’il s’agissait d’un marché négocié ou appel d’offres. Mme le Maire répond que ce n’est pas un marché appel d’offres.
3) Affaires générales – Délégations du conseil municipal du maire
VOTE – Pour (unanimité)
Mme le Maire indique que la Préfecture a fait des observations sur cette délibération, comme à d’autres collectivités, et qu’il faut procéder à des précisions (mises en bleu dans le texte).
Il manquait des fins de phrases et de précisions et rajouter la signature possible du DGS.
– De prendre toute décision concernant la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés et des accords-cadres ainsi que toute décision concernant leurs avenants, lorsque les crédits sont inscrits au budget. Le montant de cette délégation est fixé à 40’000€
– D’intenter, au nom de la commune, les actions en justice, de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans tous les domaines de compétence de la commune et pour l’ensemble du contentieux communal, devant toute juridiction civile, pénale ou administrative, et notamment en matière d’urbanisme, de droit du sol, de domaine public ou privé, de responsabilité civile, administrative ou pénale, et de gestion du personnel ; et de transiger avec les tiers dans la limite de 1000€.
– De prendre les décisions mentionnées aux articles L.523-4 et L.523-5 du code du patrimoine relatives à la réalisation de diagnostics d’archéologie préventive prescrits pour les opérations d’aménagement ou de travaux sur le territoire de la commune et de conclure la convention à l’’article L523-7 du même code.
– De procéder, au dépôt des demandes d’autorisations d’urbanisme relatives à la démolition, à la transformation ou à l’édification des biens municipaux, dans les conditions suivantes :
pour les projets dans l’investissement ou le fonctionnement ne dépassant pas 15’000€, au dépôt des demandes d’autorisations d’urbanisme concernées (permis de démolir, de construire, d’aménager, déclarations préalables…) relatives à la démolition, à la transformation ou à l’édification de biens municipaux.
Elle indique qu’il y a quelques ajouts :
– les délégations qui sont prises sont rendues possibles en signature par l’adjoint concerné par la délégation
– Les décisions avant fait l’objet d’une délégation sont prises, en cas d’empêchement du maire, par le conseil
– Et avec l’arrivée de Mme Gamez, elle en a profité pour rajouter la possibilité de signature pour la directrice générale des services.
4) Affaires financières – Fixation des indemnités de fonction
VOTE – pour (15) abstention (4 Bernard Brouze, Jennifer Jacquier, Michel Paris, Sandrine Ruche)
Mme le Maire annonce une modification pour les indemnités des élus et fait part de la nomination de Benoit Pittin comme conseiller délégué en charge de la prévention et de la sécurité.
Elle informe que la sous-préfecture lui a indiqué que la base de calcul utilisée précédemment est erronée. Elle précise qu’elle a indiqué tout le calcul pour que ce soit compréhensible et explique que :
Le nombre d’élus est calculé sur la base de la population municipale et l’indemnité sur la base de la population totale c’est-à-dire la population municipale (les personnes résidentes toute l’année plus la population dite à part – résidences secondaires, étudiants…) soit 2495 + 100 soit 2595 habitants.
Les montants indemnitaires sont donc revus comme suit :
– Maire 55,7% de l’IB 1027
-Adjoints (5) 19,4% de l’IB 1027
-Conseillers délégués (3) 10,4% de l’IB 1027
(pour info : l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la fonction publique 1027, dont le montant au 1er janvier 2026 est de 4110,52€)
le calcul de l’enveloppe indemnitaire globale-EIG s’effectue comme suit : indemnité maximale du maire +(indemnité maximale adjoint x nombre d’adjoint autorisé) soit selon le nouveau calcul 55,7 x (21,38 x 6) = 183,98% de l’IB 1027 une EIG = 7562,54€
Michel PARIS a un doute sur la base juridique énoncée et fait référence aux articles du code électoral. Ce à quoi Mme le Maire répond qu’elle a un écrit de la sous-préfecture.
Michel PARIS fait état de la jurisprudence du Conseil d’Etat à propos de la commune d’Abbécourt qui s’est trouvée exactement dans notre cas de figure (ils ont appliqué la population totale au lieu de la population municipale) Michel PARIS s’appuyant sur cette jurisprudence récente du Conseil d’Etat (28/10/2021) et indique qu’il ne fait pas la même analyse et émet un doute sérieux.
Isabelle Bole-Feysot demande des précisions sur ce que cela change et Mme le Maire précise que c’est le montant de l’enveloppe indemnitaire qui est changé. Elle explique que celle-ci est calculée sur le nombre d’élus c’est-à-dire du nombre potentiel d’adjoints-30% des élus-donc le maire et 5 adjoints. Donc s’il y a des conseillers délégués, avec indemnités, il faut moduler le pourcentage pour rester dans cette enveloppe.
Jennifer JACQUIER précise qu’elle n’est pas contre les indemnités mais elle ne trouve pas cohérent que le montant soit calculé sur la base de 6 adjoints et alors que le conseil ne peut avoir que 5 adjoints.
Mme le Maire indique qu’une modification récente fait que ce n’est pas sur le nombre réel (5 adjoints) mais sur le nombre maximum (6 adjoints). Elle précise qu’elle fera suivre la copie pour information.
Pour précision
Première délibération (n°007/2026)
5) Affaires financières – Réaménagement d’emprunt
VOTE : Pour (unanimité)
Mme le Maire indique que ce point avait déjà été abordé mais le réaménagement d’emprunts ne fait pas partie des délégations du maire ; et le consultant qui accompagnait la commune sur ce dossier était passé à côté. Rémy Viout indique qu’on passe en amortissement trimestriel au lieu d’annuel et on gagne 5000€ d’intérêts et qu’on lisse le coût de l’emprunt sur 4 trimestres.
L’emprunt ne change pas, les taux non plus, hormis ce réaménagement.
6) Affaires financières – Convention de mise à disposition du pôle sportif (tennis)
VOTE : Pour (13) Abstention (6 Sandrine Ruche, Jennifer Jacquier, Bernard Brouze, Michel Paris, Viviane Detraz et Isabelle Bole-Feysot)
Mme le Maire indique qu’un travail a été fait avec l’avocat conseil de la collectivité pour la rédaction de cette convention avec le plan en copie.
Michel PARIS indique qu’au vu de la durée de la convention de 10 ans, il suggère de mettre une clause de revoyure dans le contrat, c’est-à-dire que tel qu’il est rédigé, on part sur un contrat de 10 ans et même si on se voit régulièrement, rien ne les oblige juridiquement à présenter les résultats de leur activité et de leur gestion, qui imposerait d’être à livre ouvert compte tenu des sommes en présence. Ainsi rédigée cette clause imposerait à l’association d’être transparente dans sa gestion et d’en rendre compte à la commune.
Rémy Viout indique qu’il y a l’article 8 « obligations comptables et reddition des comptes », ce à quoi Michel PARIS répond que justement il est indiqué « le rapport du commissaire aux comptes le cas échéant » d’où sa remarque à ce sujet. Mme le Maire répond qu’il a été laissé « le cas échéant » ; il est confié à l’association un bien d’un montant important mais on n’a pas de convention pluriannuelle au titre d’une subvention qui serait supérieure à 23’000€ et, par expérience, le commissaire aux comptes c’est une charge de 7000€ et qu’il faut bien le choisir.
Michel PARIS indique que, selon le business plan qui a été communiqué, le chiffre d’affaires généré n’est pas commun pour une association et cela s’apparente plus à une exploitation commerciale qu’une exploitation de trois courts de tennis. Il insiste sur le fait que si on veut que les comptes soient corrects, il n’y a que le commissaire aux comptes qui le garantit et que cela doit être obligatoire car la libéralité que la commune consent à l’association est bien supérieure à 23.000€ par an à son avis.
Dix ans c’est long et les paramètres peuvent évoluer assez vite et la commune n’a pas les leviers de contrôle du respect des obligations notamment au plan financier. D’ailleurs à propos de ces leviers, il semble à Michel PARIS également nécessaire qu’il y ait une clause pénale dans la convention qui implique que si l’association ne respecte pas ses engagements, la convention devienne caduque de plein droit, sans qu’il soit nécessaire d’aller devant une juridiction pour en obtenir la nullité.
Donc trois points indispensables : la clause de revoyure dès la fin 2027, le commissaire aux comptes obligatoire et la clause de sanction.
Mme le Maire, pour éviter une charge de 7000€ pour l’association, propose un point particulier en fin de la 1ere année pour une réévaluation et avenant éventuel. Et après cette année, pour modifier la convention en exigeant le commissaire aux comptes et revoir d’autres points. Elle précise que pour une association de loi 1901 d’intérêt général il est possible d’avoir des recettes accessoires dans la limite d’une enveloppe d’environ 78.000€.
Le club est plus intéressé par un principe d’adhésion et le site devrait être rapidement très occupé par les adhérents. Si le volume financier (location) devait dépasser cette enveloppe, il faudra sectoriser avec de la TVA, il faudra modifier à nouveau la convention pour mettre en place un appel à manifestation d’intérêt. Mais elle pense que le chiffre d’affaires généré par les locations sera inférieur car l’intérêt des futurs adhérents est plus d’adhérer pour la structure que de louer les padels. Il y aura une tarification préférentielle pour tous les anthychois,
Michel PARIS dit qu’une lettre d’intention avec description de ce l’association s’engage à faire devrait être rédigée et cette lettre pourrait accompagner la convention.
Rémy Viout confirme que le club veut privilégier les licenciés.
Isabelle Bole Feysot demande pourquoi la mairie ne demande pas tous ces points, ce à quoi Mme le maire répond qu’on ne veut pas entrer dans le champ de la commande publique.
Mme le Maire et Rémy Viout indiquent qu’ils vont demander un engagement sincère écrit et une annexe avec la politique tarifaire.
Sandrine RUCHE fait confirmer que les licenciés ne loueront pas les créneaux horaires ; Rémy Viout indique que c’est pour cette raison que ce sera une redevance pour la collectivité. Si le club n’obtient que 40.000€ ce sera pour la mairie.
Viviane Détraz demande s’il est possible qu’ils n’atteignent pas les 40.000€ qui est le montant dû à la mairie. Mme le Maire répond que c’est impossible, ils vont gagner plus.
Rémy Viout précise que c’est la FFT (fédération française de tennis) qui subventionne le montant de 100.000 €.
Isabelle Bole Feysot interroge sur le fait que qu’auparavant il a été évoqué 40% et là on passe à 40.000€ et Mme le Maire indique que le pourcentage n’est pas légal qu’il faut une redevance chiffrée.
Michel PARIS intervient pour faire remarquer que le business plan qui a été communiqué et le projet de convention qui est présenté ce soir sont très différents du dossier initial et que ce n’est plus la même configuration économique.
Bernard BROUZE indique que dans le préambule, le montant de l’investissement noté est de 3.000.000€ alors qu’il est vraisemblablement de 4 200 000 € (en ne tenant pas compte du coût de l’aménagement de la voirie).
Rémy Viout répond que ce n’est pas du tout 4.200.000€, qu’un détail du chiffrage existe et qu’il sera envoyé.
Michel PARIS indique qu’il a examiné l’ensemble des marchés relatifs à l’opération et il arrive à 4.200.000€ ; raison pour laquelle il y a un doute et surtout qu’il croit que c’est précisément écrit ainsi dans l’étude fournie par le consultant Apony mandaté par la commune.
Bernard BROUZE revient sur le montant versé à la commune indiqué dans la convention :
– année 2026 : 1er trimestre gratuit reste pour la collectivité 6250 €
– année 2027: 4 trimestres à 6250€ soit un total de 25 000 €
– 2028 à 2037 : 9 années à 40 000 € soit un total de 360 000 €
Soit un total général sur 10 années d’exercice : 391 250€ pour la commune au lieu de 426.167€ prévu dans le cadre du Business plan soit une différence de 34.917 € en défaveur de la commune, alors que le même Business plan, prévoit un résultat net après imposition de 569.000 € en faveur du tennis club.
Au vu de l’investissement financier de la commune pour la réalisation de cet équipement qui s’élève à 4 200 000 € – à vérifier – (soit 1.680 € par habitant), ce bénéfice éventuel, s’il y a bénéfice, il devrait revenir pour 80% à la collectivité. Il souhaite que ça marche bien et que le tennis padel soit un succès mais s’il y a un tel bénéfice bien supérieur à celui donné à la commune – il faut qu’un gros pourcentage revienne à la commune.
Bernard BROUZE revient sur un autre point, il a été convenu que l’utilisateur devait prendre en charge l’entretien des espaces verts exclusivement utilisés par le club de tennis, alors que cette convention stipule que l’entretien en totalité des espaces verts revient à la commune.
Et quand il voit l’entretien de la commune, il trouve compliqué de donner du travail supplémentaire aux services techniques. La surface devant le complexe padel tennis devrait être à la charge de l’utilisateur.
Mme le Maire revient sur le modèle économique qui évolue avec le souhait de privilégier de l’activité associative et indique que si ce chiffre est amené à évoluer – il faudra procéder à un AMI sur la partie qui génère du chiffre. Si on doit lancer un appel on proposera les modifications nécessaires et un intérêt de réversion qui sera différent de ce qui est actuellement indiqué dans la convention.
Michel PARIS indique que dans le préambule il serait judicieux de préciser la pratique sportive et la priorité accordée aux habitants de la commune. Mme le Maire propose d’ajouter « de garantir l’accès du plus grand nombre d’habitants » et Viviane Détraz précise « de la commune ».
Michel PARIS propose de rajouter dans le courrier d’accompagnement l’information, qu’en cas d’évolution qui tendrait vers un caractère commercial, la commune serait contrainte de revoir le modèle juridique. Jennifer JACQUIER indique que basiquement il faut paginer la convention.
À la relance d’Isabelle Bole Feysot, Mme le Maire confirme que les services techniques entretiennent les espaces verts, l’association aura l’entretien des espaces communs, la propreté et à l’usage c’est un point qui pourra être modifié. Des visites régulières seront faites.
A la demande de Pascal Kreder, Mme le Maire indique que la convention s’éteindra au bout de 10 ans – durée imposée par le FFT avec la subvention donnée.
7) Ressources humaines – Création d’un poste d’attaché territorial
VOTE – Pour (15) Contre (4 Bernard Brouze, Jennifer Jacquier, Michel Paris, Sandrine Ruche)
Mme le Maire rappelle la création d’un poste de DGS lors d’un précédent conseil municipal et informe qu’il est nécessaire de créer d’un poste d’attaché territorial afin de pouvoir détacher Mme Gamez de sa commune.
Michel PARIS rappelle que nous les avions informés de cette procédure lors du précédent vote, à savoir que les deux éléments étaient liés c’est-à-dire qu’il faut avoir le grade au tableau des effectifs et il faut que la délibération ait été prise pour le nommer. Cette modalité de gestion est inséparable, sans l’un vous ne pouvez pas avoir l’autre.
8) Ressources humaines – Création d’un emploi contractuel à temps non complet, en période scolaire, pour seconder les ATSEM
VOTE – Pour (unanimité)
Mme le Maire rappelle que c’est la troisième ou quatrième année car il y a toujours énormément de petits qui justifie de reconduire cet emploi contractuel pour un renfort ASTEM. A la demande de Jennifer Jacquier et d’Isabelle Bole Feysot, elle confirme que c’est le même poste d’Alix qui arrive à son terme, et que c’est le même type de poste qui est reconduit car la collectivité ne souhaite pas créer un poste d’ATSEM.
Isabelle Bole-Feysot demande des explications sur la répartition et les tâches à remplir pendant les vacances scolaires. Mélanie Ayissi lui indique les fonctions des ATSEM et Jennifer Jacquier lui indique que cela fonctionne un peu comme pour les enseignants avec plus de travail durant la période scolaire et moins durant les vacances, elles sont un emploi annualisé.
Isabelle Bole-Feysot a également l’impression qu’il manque de personnel et plus précisément à la cantine lorsque Mme le Maire indique qu’il y a assez d’ASTEM et qu’elle doit confondre avec les AESH.
Mme le Maire, sans vouloir débattre du sujet, rappelle que la pause méridienne il y a 4 structures. La compétence méridienne est transférée au SISAM (syndicat intercommunal Sciez Anthy Margencel), hors livraison et préparation.
– La fourniture, la livraison et le service dépendent de la commune
– Le SISAM a sa compétence de surveillance en direct, car celle-ci ne peut être déléguée c’est-à-dire une personne pour les élémentaires et les ATSEM sont détachées, par la commune, au SISAM pour la surveillance des enfants ; et elles sont assez.
En plus des ATSEM, on a Daniza qui vient en renfort et elles sont en nombre suffisant voir supérieur comparativement à d’autres restaurants.
– Les animations sont déléguées au foyer culturel sous forme de DSP avec des animateurs dans la cour hors restaurant scolaire.
Jennifer JACQUIER indique qu’au final elle a besoin de clarification car la situation n’est plus si claire pour elle au vu des informations qui ont été communiquées lors du dernier conseil syndical du SISAM qui vient d’avoir lieu. Et où étaient présents avec elle, Magali Liotard, Mélanie Ayissi, Marie-Christine Fert et Rémy Viout.
Elle explique que Fatima Bouvier, présidente du SISAM, avait expliqué que la surveillance des enfants devait se faire uniquement par les agents de la collectivité donc pas l’animateur du foyer et donc Chablais Interemploi. Mme le Maire précise que le SISAM exerce sa compétence sur le personnel communal mis à disposition et si ce personnel est absent ce n’est pas à la collectivité de solliciter Chablais Interemploi alors qu’elle n’a plus la compétence de la pause méridienne. Donc en cas d’absence le SISAM a du personnel de Chablais Interemploi qu’il sollicite en direct. Jennifer JACQUIER précise que Fatima Bouvier a indiqué que la présence de l’animateur était une faute, qu’il n’avait pas à être dans le restaurant scolaire, sa responsabilité pouvant être engagée. De plus, elle a précisé, lorsque Mélanie Aiyssi la questionné au sujet de la présence de l’animateur du foyer, que ça pourrait par contre être une ATSEM qui surveille les élémentaires puisqu’il fallait que ce soit un agent communal. Mme le Maire informe que dans toutes les écoles rien ne s’est passé correctement mais que tout avait été étudié pour avoir plusieurs solutions et voir laquelle valider avec les agents sur le terrain, que des réunions ont déjà eu lieu. Elle complète que c’est bien de faire un état des lieux en conseil syndical mais que c’est bien également bien de ne pas entrer dans une forme de détail qui mette la collectivité en porte-à-faux. L’arrivée de Mme Gamez va permettre d’avoir sans doute d’autres propositions sur l’ensemble des services.
Sandrine RUCHE questionne sur le fait que cet emploi n’est pas pérenne que ce n’est que pour une année. Mais comme on parle d’emploi contractuel, on crée un emploi qui est pourvu par un contractuel à défaut d’un titulaire. Elle estime qu’on n’a pas le droit de dire qu’on veut un contractuel.
Mme Gamez intervient pour préciser que c’est jusqu’à un certain taux horaire et que dans ce cas on parle d’un temps non complet et dans ce cas c’est possible. On considère que c’est pour un accroissement temporaire activité.
Sandrine RUCHE demande pourquoi le poste est créé pour un ATSEM, qui est donc fonctionnaire. Mme Gamez précise que ce peut-être une personne avec le CAP Petite Enfance ou une équivalence ATSEM, elle fait fonction de. Dans ce type de d’emploi, il y a deux types de contrat (temps non complet et contractuel) : les accroissements temporaires d’activité et les emplois saisonniers.
9) Questions diverses
Bernard BROUZE rapporte une récurrence de remarques d’habitants quant à l’état d’abandon du cimetière de la commune dont les allées ne sont pas entretenues ; après être allé voir à Margencel pour comparer, où l’état est impeccable, il demande si quelque chose est prévu pour remédier à cette situation ?
Christine Jacquier indique que le passage au chalumeau est fait deux ou trois fois par an pour bruler les herbes. Le cimetière a été informatisé l’année passée et ils viennent d’apprendre que les tombes abandonnées étaient à la charge de la commune. Elle précise également que des travaux devront être entrepris car les allées sont déformées.
Sandrine RUCHE indique que plusieurs personnes âgées lui ont fait remonter l’absence potentielle d’arrosoirs. Christine Jacquier répond qu’il y en a et confirme que ce sont des modèles en plastique et Pascal Kreder précise qu’il y en a 4 qui sont répartis mais que la problématique vient du fait que les usagers ne les remettent pas à leur emplacement initial.
Bernard BROUZE rappelle qu’il avait demandé le tarif de la couverture de la halle du padel en tenant compte de l’augmentation de sa surface mais qu’à ce jour M.Viout n’a rien transmis. Puisqu’il y a un désaccord quant au montant global, informe que les travaux étant réalisés, l’ensemble de l’aménagement par lots serait repris et les coûts communiqués.
Comme la collectivité finance le feu d’artifices au mois d’août, Bernard BROUZE rappelle que les Donneurs de Sang et la batterie-fanfare « Les Flots bleus » organisent la fête de la Saint Jean le 20 juin et le feu est interdit, est-ce une question de pollution ? Mme le Maire répond que c’est une question de danger et de sécurité. Bernard BROUZE informe également que les deux associations sont sans retour pour une demande de subvention pour des groupes pour cet événement, ce à quoi Mme le Maire indique qu’une subvention exceptionnelle avait été accordée en 2025 car l’interdiction avait été prise en dernière minute mais que la contrainte d’interdiction de feu étant maintenant connue, il n’y a pas lieu d’y avoir une subvention.
Sandrine RUCHE indique ne pas avoir vu d’emplacements vélos sur le site du padel et Rémy Viout précise que des arceaux ont été récupérés par les services techniques et qu’ils seront installés la semaine prochaine. Ces installations sont réfléchies sur la globalité du territoire précise Mme le Maire et Viviane Détraz intervient pour confirmer qu’avec des arceaux c’est plus simple.
Sandrine RUCHE questionne sur l’accès pour une parcelle agricole et Rémy Viout confirme qu’elle est maintenue. Suite aux remarques précédentes par Bernard Brouze sur les occupations illicites, Rémy Viout indique que des rochers seront installés la semaine prochaine en complément du portique.
Jennifer JACQUIER demande si le changement des horaires d’ouverture de la maire est dû au fait d’avoir moins de personnel. Mme le Maire répond qu’à titre provisoire, une demi-journée supplémentaire de fermeture le vendredi matin. Le but étant d’absorber la période des congés, les nouvelles répartitions de tâches pour les remplacements. Mme Gamez complète en confirmant que c’est pour fonctionner durant la période estivale, répartir les tâches pour garantir une continuité des services jusqu’à la rentrée et mettre un fonctionnement équilibré, comprendre qui fait quoi et harmoniser les procédures.
Jennifer JACQUIER demande si la réouverture de cette demi-journée pourra se faire quand le personnel sera de nouveau au complet. Mme le Maire ne met pas date butoir même si l’objectif n’est pas d’être pérenne. Mme Gamez intervient pour informer qu’il y a des problématiques à résoudre, que chacun des agents doit être à l’aise dans ses missions (courantes et nouvelles) et qu’il y a un temps d’adaptation. Mais elle pense que si ce qui a été mis en place, pour ces trois prochains mois, fonctionne bien, il aura peut-être d’autres ajustements et questionnements.
Mme le Maire rappelle que la personne embauchée en renfort finances est partie en décembre, Mme Piotelat est partie à la retraite, Mme Tite est également partie. Avec le départ de cette dernière qui était la seule à maîtriser un peu la chose et le renfort d’un personnel détaché du centre de gestion, chacun s’adapte. La collectivité a la chance d’avoir des agents qui ont le sens du service, qui se donnent la peine et qui ont envie de changer et d’évoluer. Ce qui n’est pas le cas partout. En sortie de réunion, le personnel était motivé.
Pascal Kreder indique que depuis 15h du personnel des services techniques ont une amplitude de 6h à 19h juste pour les besoins de la commune. Ils ne se plaignent pas mais ils font des horaires longs. Mme le Maire complète en indiquant qu’il y a un agent en remplacement, qu’un autre est en mi-temps thérapeutique et que l’équipe n’est pas au complet.
Bernard BROUZE rappelle donc le bien-fondé de sa demande de ne pas augmenter les surfaces à tondre pour que les services techniques puissent y faire face. Pascal Kreder répond qu’il a posé la question et qu’il lui a été répondu que ça irait.
Mme Gamez revient sur les espaces verts dont la surface est importante, il faut mettre en réflexion ce qu’on met sur ces surfaces car le travail ne sera pas le même. S’il y a partout de la pelouse, elle devra forcément être entretenue, si les espaces sont différenciés, le fauchage peut être biannuel. Il faut revoir chaque service avant de savoir ce qui est à conserver ou à changer.
Suite à la réunion mentionnée par Pascal Kreder sur les points d’apport volontaire, Sandrine RUCHE demande s’il y a une obligation d’avoir un container car route de Sechex les services dédiés ne ramassent pas les sacs poubelles posés en bord de route.
Lorsque l’habitant a contacté l’agglo, il lui a été répondu que l’herbe était trop haute. Christine Jacquier confirme l’obligation de container et que le ramassage hors container est au libre choix du prestataire. Mme le Maire se questionne sur le fait qu’un sac ne soit pas ramassé car il n’y a pas de containeur mais que tout ce qui n’est pas trié soit ramassé sans discernement.
Suite aux travaux sur la berge de la plage et l’état actuel de la végétation encore fragile, Jennifer JACQUIER demande si la fermeture de cet espace sera maintenue pendant la saison estivale afin de garantir la bonne reprise de la végétation ou si cela sera ouvert au risque d’avoir de la boue en cas de mauvais temps. Pascal Kreder indique que l’ouverture de cette zone est prévue pour la semaine prochaine, qu’un cheminement est matérialisé, que l’herbe devrait pousser rapidement et espère que les personnes n’iront pas sur la partie en terre pour laisser pousser le gazon et qu’une plantation sera faite à nouveau à l’automne.
Michel PARIS rappelle le recours gracieux préfectoral contre la délibération du PLUi-HM et demande si la commune d’Anthy-sur-Léman est concernée par les modifications demandées par le Préfet de la Haute-Savoie. Mme le Maire répond que le sujet a été abordé en conférence des maires, et que la commune n’est pas concernée. Après rencontre entre les services de Thonon Agglo et de la Préfecture, des réponses juridiques étaient en préparation. Des points seront remaniés et d’autres sur lesquels Thonon agglo ne veut pas transiger. Un point important concerne la ville de Thonon, à priori bloquant. Car au départ de la procédure, les deux parties étaient en accord sur les modalités de calcul du zonage des terres et maintenant il est demandé à Thonon agglo de rendre encore plusieurs hectares ne faisant pas partie des calculs. Suite à des échanges avec d’autres élus, des avocats conseils ou même des services de l’Etat hors département, les modalités de calcul de la Préfecture paraissent surprenantes. Elle confirme que pour Anthy rien de particulier si ce n’est qu’elle pourrait être amenée à devoir rendre des terres.
Michel Paris précise que le délai du recours était au 19 mai. Joël Gallay précise qu’il n’a pas été mis au courant de quoique ce soit.
Les taux de la fiscalité locale n’ayant pas été voté par le conseil municipal avec le vote du budget 2026, Michel PARIS demande la communication de l’imprimé fiscal pour connaitre l’évolution des bases fiscales.
Mme le maire indique que le conseil syndical du 22 juin est maintenu avec en prévisionnel la formation des élus, la taxe sur la publicité et la taxe de séjour. Étant un petit conseil, elle propose un conseil privé en suivant pour quelques points en particulier sans retranscription publique.
Pascal Kreder fait part de la réunion sur les PAV pour la validation des lieux d’implantation. D’ici fin 2026, 80% des containers seront implantés sur la commune, il reste trois propriétaires qu’il doit rencontrer pour négocier. Tous les points ne sont pas mentionnés sur le PLU.
Mme le Maire indique que le dossier sera présenté au conseil et à la population et rappelle que le calendrier d’implantation doit être confirmé.
Suite à la demande Sandrine RUCHE quant à savoir si pour Sechex ce sera fait avec Margencel, Mme le Maire répond « qu’elle est en colère » car rien n’est prévu à Margencel qui, à priori, compte sur Anthy. Pascal Kreder et Joël Gallay informent qu’ils ont appris juste avant le conseil qu’il y aurait tout de même un projet et qu’ils en attendent les détails.
Ce qu'il faut retenir :
- Cette séance du conseil municipal d’Anthy-sur-Léman a abordé plusieurs sujets structurants : désignation des grands électeurs, procès-verbal contesté par la minorité, ajustements de délégations, indemnités des élus, réaménagement d’emprunt, convention de mise à disposition du pôle sportif, créations de postes et nombreuses questions sur le fonctionnement communal. Le compte rendu met en avant les échanges sur la rigueur juridique, le contrôle des actes, le coût du pôle sportif et la gestion des services municipaux.